Qui sommes-nous ?

Nous sommes un jeune couple libertin. Nous avions moins de trente ans quand nous avons commencé dans le libertinage.
Au tout début, nous étions côte-à-côtistes, nous cherchions une relation entre filles pour ELLE. Puis, nous avons penché vers l'échangisme, avant d'opter (rien n'est définitif) pour le mélangisme.
Nous pratiquons aussi l'exhibition, et nous aimons les jeux érotiques, les situations qui changent de l'ordinaire.

lundi 14 mars 2011

PREMIERE SORTIE LIBERTINE (1ère partie)

Tout a commencé pour nous un weekend d'août 2006. Nous avions 28 ans. Nous étions alors parisiens. ELLE, dès le début de notre relation, n'avait rien caché de ses expériences lesbiennes passées, plus ou moins abouties, mais qui lui avaient laissé un souvenir impérissable. Depuis, il avait toujours été vaguement question d'inviter une autre femme à nous rejoindre pendant l'amour.

Ce jour là, après un apéritif très arrosé, nous avions fait une promenade dans les rues de Paris, et la question est revenue sur le tapis. Peu habituée à tergiverser, ELLE proposa d'aller dans un club échangiste pour éventuellement trouver un couple dont la femme serait bi, et avec laquelle elle pourrait échanger des caresses, et peut-être plus.

Ni une, ni deux, dès notre retour à l'appartement, nous nous mettions en quête d'un club où passer une soirée. Notre choix se porta sur Le Prélude, un club libertin du centre de Paris qui proposait alors des soirées "débutants" le jeudi. La décision était ferme et définitive, nous allions bientôt faire nos premiers pas dans le monde libertin.

Nos débuts frisèrent le pathétique. Attifés comme le préconisait le dress-code de l'établissement, nous sonnions à la porte du Prélude. Peu à l'aise, les secondes qui suivirent nous parurent une éternité. Une jeune femme ouvrit finalement : "le club n'est pas encore ouvert, messieurs, dames" nous lança-t-elle avant de nous refermer la porte au nez.

Nous nous replions alors vers le premier café ouvert de la rue. La tête farcie de clichés sur le libertinage (Eyes Wide Shut et autres fictions étaient passés par là), nous nous interrogions sur les raisons de ce refus. Nous n'étions pas assez beaux ? Pas assez classes ? Le milieu libertin était-il fermé et livré à une quelconque forme de cooptation ? En fait, dans notre précipitation, nous n'avions tout simplement pas consulté les horaires d'ouverture du club.

De retour, une heure plus tard, la serveuse nous ouvrit avec un large sourire, les portes d'un établissement encore vide, à cette heure où les premiers clients n'allaient pas tarder à arriver. "C'est votre première ?" nous demanda-t-elle, pour la forme.

Nous avions le temps de prendre nos marques, avant que n'arrivent les autres clients. Un tour en haut, où étaient disposés des banquettes derrière des vitres. Un tour en bas, où se trouvaient les commodités et d'autres espaces fermés pour travaux.

***

Une heure était déjà passée… Et les quelques couples et hommes seuls déjà présents ne parvenaient pas à remplir un espace pourtant réduit : quelques banquettes, une petite piste de danse à côté du bar. Les clients - la plupart d'entre eux - semblaient tout aussi mal à l'aise et empruntés que nous, il devait y avoir énormément de débutants, dont l'attitude contrastait avec celle de la pulpeuse femme mûre qui déjà se déhanchait sur la piste, le cul exposé aux regards de tous sous sa micro-jupe.

Une autre heure passe. Et toujours rien. ELLE me chuchote à l'oreille, dans une pointe d'humour mêlé d'incompréhension : "tu es sûr que c'est libertin, ici ?". Nous décidons de quitter la banquette. Nous remarquons alors que la blonde plutôt mûre n'est plus là. C'est seulement alors que nous décidons d'emprunter les escaliers qui mènent à l'étage.

LUI
(à suivre)

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